Traitement médical de la rhizarthrose

Il comprend d’abord les antalgiques simples comme le paracétamol, les antalgiques de palier 2 et les anti-inflammatoires non stéroïdiens par voie locale ou générale, enfin la capsaïne en topique.
Les orthèses de repos nocturne ou de fonction plus légères sont utiles lors des poussées douloureuses.

Les infiltrations de corticoïdes et les injections d’acide hyaluronique permettent de contrôler la douleur et d’améliorer la fonction. La quantité des produits injectés va jusqu’à 1 mL. Après ce traitement, on conseille au patient de se reposer pendant 48 h avec idéalement une orthèse. on peut aussi utiliser une vessie de glace en cas de réaction douloureuse tenace.

Les complications de ces injections sont rares: petit malaise passager, hématome, douleurs pendant ou au décours de l’infiltration, atrophie cutanée et calcifications (pour les corticoïdes), infection (très rare mais toujours redoutable). Il n’a pas été décrit de réaction particulièrement douloureuse après injection d’acide hyaluronique dans l’articulation trapézométacarpienne (TMC), mais le gonflement de l’articulation par le produit peut entraîner une douleur immédiate. La persistance de douleurs importantes avec chaleur locale au-delà de 60 à 72 heures doit faire reconsulter.

Des restrictions d’usage sont à apporter en cas de traitement par antiagrégant plaquettaire ou anticoagulant comme pour tout geste invasif dans ces cas là. L’injection peut se faire sous contrôle scopique ou échographique pour guider le geste afin de s’assurer de la bonne position de l’aiguille dans l’articulation. Mais les repères anatomiques sont souvent suffisants pour un rhumatologue entrainé…

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